Franz Bartelt, Hôtel du Grand Cerf, Seuil, Paris, 2017.

L’humour belge, mieux vaut en avoir quand on vit en Suisse, pays parfois tristounet. Laissez-vous gagner par une petite déprime automnale, coupez votre téléphone de science-fiction et installez-vous confortablement.
A l’Hôtel du Grand Cerf, une star « accidentée » il y a longtemps et un meurtre bien contemporain font rappliquer un journaliste ainsi qu’un pantagruélique commissaire au franc parler sans limite, se trouvant qui plus est à quelques semaines de la retraite et vouant pendant le service un culte à la bière (belge). Au cours de l’enquête, les notables locaux s’en prennent plein la psychologie, au même titre que le premier venu. Et c’est réjouissant.
Beau tableau de mœurs, une enquête qui tient au corps, des dialogues fruités. Un bon cru !

Yann

Rubrique Critiques: