Critiques de livres

Je n'irai pas ! - Eugène Cotte

Je n'irai pas ! - Eugène Cotte

Entre Neyruz et Denezy

Eugène Cotte, Je n'irai pas ! Mémoires d'un insoumis

Montreuil, La Ville brûle, 2016, 240 p. 22.-

 

En 1910, la population de Neyruz-sur-Moudon dépassait les 250 habitants, record historique. On construisait alors une nouvelle route vers Denezy, dans un relief compliqué. Eugène Cotte n’était pas le soldat qui rentre au pays, bien au contraire : c’était un insoumis français, anarchiste, qui vécut et travailla plus d’un an entre Neyruz et Denezy, sans doute sous un nom d’emprunt.

Paris, ville ouvrière - Maurizio Gribaudi

Paris, ville ouvrière - Maurizio Gribaudi

Maurizio Gribaudi, Paris, ville ouvrière. Une histoire occultée (1789-1848)

La Découverte, 2014, 444 p., CHF 46.20.

L’auteur commence par analyser les représentations projetées avant 1830 par les chroniqueurs et artistes bourgeois sur les quartiers populaires du centre parisien. Si le pittoresque tend alors à l’emporter, les clichés s’aggravent après la révolution de 1830 puis l’épidémie de choléra qui a lieu deux ans après : assimilées à leurs conditions de vie difficiles, ces populations sont dorénavant décrites comme des classes dangereuses et dépravées.

Un dimanche soir en Alaska - Don Rearden

Un dimanche soir en Alaska - Don Rearden

Don Rearden, Un dimanche soir en Alaska, traduit de l’anglais par Hélène Amalric ; Fleuve, 2015, 416 p., CHF 31.70

Etrange roman. Une série de personnages plutôt sympas, dans un village yupik de l’Alaska en train de s’écrouler (s’écouler ?) dans la mer de Bering. La mort qui menace, mais aussi des passages à mourir de rire… On pense aux réserves indiennes, un peu mieux connues par la littérature et le cinéma que les réserves eskimo, où les habitants vivent de subventions sans rien avoir à faire qu’à boire et à baiser, se rappelant les traditions de leurs peuples avec quelque mauvaise conscience.

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