Prises de position

Amazon sous enquête

"Amazon en accusation

(Article en ligne du Monde diplomatique du 31 octobre 2013)

Lors de la séance des questions au gouvernement le mercredi 30 octobre, Mme Isabelle Attard, députée du Calvados (Europe Ecologie — Les Verts), a interpellé le ministre du travail Michel Sapin sur les conditions de travail dans les entrepôts d’Amazon, géant du commerce en ligne, en s’appuyant sur le reportage de Jean-Baptiste Malet paru dans Le Monde diplomatique de novembre.

Evoquant cette « entreprise à la politique managériale très rigide », qui dispose de quatre entrepôts en France (Saran, Sevrey, Lauwin-Planque, Montélimar), la députée s’étonne : « Ces conditions de travail que nous refuserions en tant que parlementaires, comment les accepter pour d’autres ? », avant de demander le lancement d’une « enquête globale sur les pratiques d’Amazon envers ses salariés ».

Voir la question et la réponse du ministre en vidéo, et le compte-rendu écrit de la séance."

Prise de position de librairies indépendantes

 

Au vu de la situation actuelle du marché du livre, nous, librairies indépendantes, sentons la nécessité de faire entendre notre voix.

  1. 1. Rapport de la Commission de la Concurrence (COMCO)

Après le refus de la loi sur le prix du livre en mars dernier, la situation a continué de se dégrader. La Comco, qui avait mis les diffuseurs et distributeurs sous enquête, a repris son travail et a rendu à l’automne son rapport sur le marché du livre.

Or, loin de proposer des solutions, ce rapport est une attaque contre le secteur. La Comco exige en effet des diffuseurs et distributeurs concernés des amendes exorbitantes pour punir des pratiques qu’elle juge cartellaires, au risque de pousser ces entreprises à la faillite. Plutôt que de corriger les défauts d’un système globalement performant, on prend le risque de le faire imploser, au nom d’une défense sommaire du consommateur qui aux yeux de cette institution ne peut être assurée que par une libre-concurrence parée de toutes les vertus.

Pour une égalité de traitement

 

Pendant de longues années, les diffuseurs-distributeurs romands ont accepté d’accorder des remises mirobolantes à des grands magasins qui vendaient, entre autres choses, des livres, ainsi qu’à des (chaînes de) librairies assez grosses pour être en mesure d’en exiger de semblables. Ce n’était toutefois pas assez, semble-t-il, pour ces géants du commerce de détail, puisque plusieurs d’entre eux ont pris la décision d’abandonner en route leurs « partenaires » distributeurs suisses pour se fournir directement en France afin, promirent-ils au « consommateur », de réduire les prix. On se souvient de l’agitation ayant suivi la chute du cours de l’euro à l’été 2011, puis du refus par le peuple de la Loi sur le prix unique du livre. Plus que de régler les problèmes, cette agitation médiatique faite au nom du Consommateur a surtout servi aux grandes surfaces (et aux librairies qui leur ressemblent) à légitimer leur fuite sans se soucier des conséquences sur le Travailleur (l’un de ces grands magasins représentait par exemple à lui seul environ quinze pour cent du chiffre d’affaire de l’un des gros distributeurs romands).

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