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La grande adaptation

 
Jeudi, 28 Avril 2016 15:36

Paris, ville ouvrière - Maurizio Gribaudi

Maurizio Gribaudi, Paris, ville ouvrière. Une histoire occultée (1789-1848)

La Découverte, 2014, 444 p., CHF 46.20.

L’auteur commence par analyser les représentations projetées avant 1830 par les chroniqueurs et artistes bourgeois sur les quartiers populaires du centre parisien. Si le pittoresque tend alors à l’emporter, les clichés s’aggravent après la révolution de 1830 puis l’épidémie de choléra qui a lieu deux ans après : assimilées à leurs conditions de vie difficiles, ces populations sont dorénavant décrites comme des classes dangereuses et dépravées.

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Vendredi, 15 Avril 2016 07:54

Refuser de parvenir - CIRACIRA, Refuser de parvenir. Idées et pratiques

Nada éditions, 2016, 300 p., 30.-.

"Nous vivons aujourd'hui sous l'injonction de la réussite. Réussir, c'est se livrer corps et âme à la compétition pour se hisser au-dessus des autres. Certain.e.s, pourtant, refusent de gravir les échelons et de se compromettre avec le pouvoir.

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Vendredi, 12 Février 2016 09:14

Un dimanche soir en Alaska - Don Rearden

Don Rearden, Un dimanche soir en Alaska, traduit de l’anglais par Hélène Amalric ; Fleuve, 2015, 416 p., CHF 31.70

Etrange roman. Une série de personnages plutôt sympas, dans un village yupik de l’Alaska en train de s’écrouler (s’écouler ?) dans la mer de Bering. La mort qui menace, mais aussi des passages à mourir de rire… On pense aux réserves indiennes, un peu mieux connues par la littérature et le cinéma que les réserves eskimo, où les habitants vivent de subventions sans rien avoir à faire qu’à boire et à baiser, se rappelant les traditions de leurs peuples avec quelque mauvaise conscience.

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La mère des Ondes et des Crues - Radio Django

La mère des ondes et des cruesEn partenariat avec Radio Django, station associative et locale, la librairie Basta! vous propose de découvrir une bonne lecture avant Noël.

Aujourd'hui un libraire vous propose un polar préhistorique, à lire et écouter:

La lecture sur Radio Django, faut cliquer là.

Le livre: La Mère des Ondes et des Crues, une enquête de N'a-qu'un-oeil Chamane détective.

Editions Les Moutons électriques, Lyon, 2015. 31.80Chf

 
Mardi, 01 Décembre 2015 10:27

Derniers jours de guerre - Joe SaccoThe fixer - Joe Sacco

Joe Sacco : The Fixer. Une histoire de Sarajevo, Rackham, 2015, 32.60

Joe Sacco : Derniers jours de guerre, Rackham, 2015 [2005], 24.80

Pour les ex-ados des années 90, le souvenir de la guerre en Yougoslavie est avant tout télévisuel. A l’heure des informations, on voyait des villes brûler et des hommes se battre dans un pays qui semblait à la fois tout proche et très lointain. L’histoire de ce pays était si compliquée que la plupart d’entre nous ne comprenait strictement rien à ce qui s’y passait.

Vingt ans plus tard, lire ou relire Joe Sacco permet de saisir, de l’intérieur, les ressorts de la tragédie yougoslave. Et aussi de se rafraîchir la mémoire : qui était Radovan Karadzic, déjà ?

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Mardi, 01 Décembre 2015 10:16

La machine est ton seigneur et ton maître - Célia Izoard

Celia Izoard (dir.), La machine est ton seigneur et ton maître, Agone, 2015, CHF 14.80

« Le 8 février, j’étais embauchée comme ouvrière à la chaîne. Foxconn m’a attribué le numéro F9347140. » (Tian Yu)

Le monde ludique et coloré des « nouvelles technologies » a son revers : des usines gigantesques où s’esquintent les millions de salarié.e.s des sous-traitants d’Apple, Microsoft, Sony, Amazon, Samsung et autres géants du secteur. Ce travail de production que l’on ne veut pas voir, ce sont de jeunes Chinois, pour la plupart fraîchement émigrés des campagnes, qui y perdent leur vie, bien souvent au sens strict :

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Jeudi, 29 Octobre 2015 14:47

Jours d'exil - Ernest Coeurderoy

Ernest Cœurderoy, Jours d'exil, [1854], Genève, Héros-limite, 2015. 928 pages, 48 fr.

Dans la rubrique Guillemets, nous avions mis naguère ces quelques lignes :

« L'Avenir dissoudra le gouvernement civilisé ! La clef de voûte de tous les intérêts injustes, le lien qui les resserre en un faisceau, les étrangle et les déchire pour les conserver mieux au risque de les rompre ! La machine à broyer le pauvre, à écorcher le riche, à les éterniser l'un et l'autre, lépreuses, souffreteuses espèces que rien ne peut guérir ! La verge fleurie de la violence que les peuples remettent aux plus audacieux, aux plus scélérats des hommes, aux descendants d'Aaron pour nous fouetter jusqu'au sang ! La Méduse moderne, ouvrant les mille bouches inassouvies de ses fonctionnaires sur les épaules des majorités patientes ! »

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Critiques récentes et moins récentes

La Galaxie Dieudonné, Briganti, Déchot, GautierMichel Briganti, André Déchot, Jean-Paul Gautier
La galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures
Paris, Syllepse, 2011, 191 pages.


On ne rit plus.

Dieudonné, son parcours politique, ses liens avec des antisémites notoires, sa rengaine conspirationniste sur la « liberté d'expression bafouée », paravent de tous les dérapages... Le stade du « dérapage » ayant, de fait, été dépassé depuis longtemps, en l'occurrence à travers les assauts de l'« humoriste » politicien contre « ces verrous [de la mémoire], que l'extrême droite et Dieudonné appellent des “tabous” ».

Au nom de la souffrance du peuple palestinien, il est ainsi prêt à relativiser l'importance de l'Holocauste et à s'allier à des individus qui le nient carrément, contribuant ainsi à banaliser l'extrême droite, ce courant politique dont Zeev Sternhell dit  de son expression paroxystique, le nazisme, qu'il est « une attaque totale contre le genre humain » (Les anti-Lumières, Paris, Folio, 2010, p. 792).


Alliance que les Palestiniens et leurs vrais amis, d'ailleurs, ne cautionnent pas, comme le montre un communiqué de la liste électorale EuroPalestine: « La Palestine ne saurait être un tremplin pour assouvir ses rancœurs et encore moins un paillasson sur lequel on s'essuie les pieds en compagnie de racistes comme Le Pen. Comment peut-on s'afficher et faire équipe avec un politicien qui se vante d'avoir torturé en Algérie, qui reconnaît aux Noirs le seul mérite de “courir plus vite”, qui déteste autant les Juifs que les Arabes, et qui préconise l'expulsion de tous les immigrés? Il ne suffit pas de se dire “antisioniste” pour mériter la confiance de ceux qui réclament plus de justice. Les sionistes se frottent au contraire les mains d'avoir un tel “adversaire”, grand ami de racistes et négationnistes. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Soyons cohérents: nous combattons le sionisme parce que c'est une forme de racisme, qui consiste à exclure tous ceux qui ne sont pas Juifs d'une terre conquise par la violence. Ce n'est pas pour encourager d'autres formes de racisme. »

YB

Moi Tarzan, toi Jane - Irène JonasIrène Jonas

Moi Tarzan, toi Jane. Critique de la réhabilitation "scientifique" de la différence hommes/femmes

Syllepse, 2011, 133 pages.

Ce livre est du pur satanisme féministe constructiviste et... je ne suis pas loin d'adhérer à toutes ses conclusions. Il décrit, cite et critique radicalement le courant dit de la "psychologie évolutionniste" qui tend à réhabiliter un certain réductionnisme biologique pour l'appliquer à des sujets humains dépouillés des rapports sociaux dans lesquels ils s'inscrivent pourtant de fait. Cela posé théoriquement, l'ouvrage étudie, et de près, les actualisations récentes de ces théories dans les domaines des relations de couple, de la maternité et de l'éducation des enfants, prenant plus particulièrement pour objet d'analyse la littérature de type prescriptif portant sur ces questions.


Selon la position initiale du lecteur, les doutes peuvent d'un coup changer de camp et ce jeu augmente la plasticité du cerveau, prévenant du gâtisme prématuré...

Un tel ouvrage ne gagnerait-il pas toutefois à différencier plus clairement entre les diverses interprétations néodarwiniennes ou se réclamant telles ? A moins que, de son point de vue, cette différentiation soit réellement impossible (ce qui est possible)... Par exemple, la position de P. Tort, se voulant "dialectique" (cf. L'Effet Darwin, Seuil, 2008) et prétendant donc échapper à un "plaquage" direct des données du monde animal sur le monde humain (sans pour autant postuler de "rupture"...), offre-t-elle une vraie solution ou n'est-elle pour l'auteure qu'une variante de la psychologie évolutionniste ? L'ouvrage de Tort (auteur que nous avions invité en novembre 2011 et dont vous pouvez écouter la conférence sur ce même site), mentionné, n'est toutefois pas commenté sous cet aspect : Jonas se contente de dire que Tort "dédouane" Darwin de toute responsabilité dans le sexisme. Ce qui est peut-être vrai (le passage de L'Effet Darwin sur la différence des sexes est touffu et... même si on a envie d'y croire, on a l'impression qu'y est dit tout et son contraire), mais on aurait aimé une critique détaillée (Ajout du 16.12.2012 : Pour une critique des thèses de P. Tort, voir l'intervention de Franck Cézilly, biologiste, professeur à l'Université de Bourgogne, à propos de L'Effet Darwin, critique consultable à l'adresse : http://www.nonfiction.fr/article-1734-p2-charles_darwin_jamais_si_bien_servi_que_par_lui_meme.htm)

Il est cependant certain que cette lecture aura un effet dissolvant tout à fait recommandable sur l'idée d'une détermination biologique, considérée souvent comme allant de soi, de rôles sexués qui s'en trouvent du coup légitimés. On peut, certes, avoir parfois l'impression que l'auteure semble s'offusquer du moindre signe allant dans le sens d'une prédisposition biologique de l'un ou l'autre sexe vers certaines attitudes ou comportements et l'on est porté à douter : en quoi celle-ci irait-elle forcément à l'encontre de l'égalité des sexes ? Or, les analyses et en particulier les conclusions théoriques des chapitres semblent assez complexes et solides pour y répondre de façon globalement convaincante. Elles relèvent en même temps d'une "critique de l'idéologie" combative que nous laisserons à la lectrice ou au lecteur le soin de découvrir. Ce type d'analyses (portant en particulier sur la relation de couple et son "traitement" par la littérature "psy différentialiste") met donc fort justement le doigt sur les déterminations soit disant naturelles de traits de caractères dits essentiels, ces légitimations n'étant en somme que des aspects d'une idéologie soutenant la domination masculine.

Je soulignerai donc en conclusion l'aspect profondément libérateur, pour le lecteur un peu trop spontanément porté sur le naturalisme, de cette réflexion critique féministe, dont on peut espérer qu'elle provoque la ferme volonté de ne pas s'en laisser compter par des théories de la psychologie évolutionniste aux relents conservateurs, et celle de prendre résolument parti contre toute assignation des femmes à des sphères (communicationnelles ou sociales) définies une fois pour toutes comme leur destinée immuable.

YB

Les Disparus mendelsohnDaniel MENDELSOHN
Les Disparus
Flammarion, 2007

Au commencement, on trouve la surprise d’un petit garçon face aux larmes de ses aînés. «Oh, qu’est-ce qu’il ressemble à Shmiel!». Shmiel, le nom d’un grand oncle disparu quelque part à l’est de la Pologne vers 1941. Ensuite, il y a une bar-mitsva effectuée plus par conformisme social que véritable conviction qui va le pousser à interroger ses proches sur cette branche de la famille disparue, «tuée par les nazis». Le grand-père, conteur prolixe, est muet dès qu’on aborde le sujet. Enfin, s’élabore en 2001 un projet d’écriture pour le New York Times Magazine: un reportage à Bolechow sur les traces de Shmiel. Ce qui devait n’être qu’un article dans un journal s’est mué en un petit chef d’œuvre d’écriture maintenant disponible aux éditions Flammarion.

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